«Pablo Correa, perdre face à un adversaire direct pour le maintien est-il encore plus ennuyeux ?
Que ce soit un adversaire direct ou pas ne change pas grand-chose. Cela l'aurait été à trois ou quatre matches de la fin. Là, il nous reste encore dix matches à jouer.

Que pouvait espérer Nancy ce soir ?
Nous avons fait beaucoup trop d'erreurs individuelles. Sochaux aussi en a fait, mais moins que nous. Et quand on fait autant d'erreurs que ce soir, on ne peut pas espérer grand-chose. A aucun moment de la partie, je n'ai plus senti mon équipe capable de prendre l'ascendant. Une nouvelle fois, les erreurs individuelles nous coûtent cher. L'équipe manque vraiment de sérénité. Et une nouvelle fois, on encaisse deux buts. On aurait peut-être pu revenir au score quand Youssouf Hadji met son dernier tir à côté (90e + 1).

Que pouvez-vous faire face à cette situation ?
Il va y avoir des changements. Pas au niveau des hommes car il n'y a pas beaucoup de possibilités, mais dans les attitudes.

Êtes-vous vraiment gagné par l'inquiétude ?
Depuis que je suis entraîneur, je suis inquiet, car c'est normal quand on fait ce métier. Parce qu'on joue toujours quelque chose. Alors oui, je suis inquiet. C'est le football qui est comme ça. On a encore dix matches à jouer et trente points à prendre. Je sais que ça va être très dur. Et ce soir, les gens qui sont venus au stade n'en ont pas eu pour leur argent. Moi, j'appelle ça du vol...»

Source: L'Equipe