Ca

" Bocundji Ca, avec le recul, comment expliquez-vous cette défaite au Mans, après vos débuts en trombe ?

- Nous sommes passés au travers, c’est tout. Je n’ai pas encore compris pourquoi. Nous avions réussi deux matches de qualité et puis on arrive au Mans, on tombe sur un bon club et nous lui avons donné le match. On a pris une claque, c’est vrai, mais maintenant, au moins, on sait ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire dans ce championnat.

- Vous aviez disputé trente-six matches de Ligue 1 avec Nantes avant de signer à Tours. Le championnat a-t-il changé à vos yeux durant ces deux années d’exil ?

- Non, peu de choses ont changé. Je n’ai pas ressenti une grande différence. J’ai simplement l’impression qu’il y a plus de qualité cette saison que les précédentes.

- Passer de la Ligue 1 au National n’est pas un choix banal. Comment avez-vous vécu cette transition ?

- J’ai décidé de partir pour grandir. Le foot est fait de hauts et de bas et mon objectif était de retrouver la Ligue 1, mais je savais aussi qu’il me fallait du temps de jeu. En six mois, à Nantes, il y avait eu trop de changements : les entraîneurs, les présidents… Je jouais quand Serge Le Dizet était là et j’ai joué beaucoup moins avec George Eo et Der Zakarian. J’ai compris tout de suite qu’il ne fallait pas rester là-bas. Je ne regrette rien : Tours est monté en Ligue 2 dans la foulée et nous avons failli monter en Ligue 1 l’année dernière.

- Quels sont vos objectifs avec Nancy ?

- Progresser et aller le plus haut possible au classement, au moins le milieu de tableau.

- Marquer des buts accessoirement ?

- Non, ce n’est pas mon job. Il faut d’abord que je fasse mon travail.

- Aspirez-vous à porter un jour le maillot de la Guinée-Bissau ?

- Non. On m’a appelé en 2005 pour me proposer la sélection, mais j’ai refusé. Ça ne me dérange pas. Je sais qu’il y a des gars comme Feindouno qui jouent pour le pays mais les installations ne sont pas terribles là-bas. On verra plus tard, peut-être… Ce n’est pas une priorité.

- Que signifie votre prénom, Bocundji ?

- Ça veut dire : je ne peux pas vivre sans les gens qui m’entourent.

- C’est applicable à Nancy ?

- Pourquoi pas ? Mon intégration s’est vraiment bien passée ici, avec les joueurs, le staff… L’ambiance est vraiment bonne à Nancy, mais j’avais déjà eu des échos par mon agent qui s’occupe aussi de… euh, l’autre là, celui qui joue à Monaco. Puygrenier ? Ah oui, c’est ça.

- Pour finir, comment appréhendez-vous ce déplacement à Lyon samedi ?

- Ils sont favoris, mais on s’en fout de Lyon. On va là-bas pour jouer notre jeu et essayer de contrôler le leur. Lyon ou un autre, on prend les matches comme ils viennent. Tout le monde s’est remis au travail après Le Mans, on s’est reconcentré et on va aller chercher quelque chose samedi. "

Source: RL