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Le derby de l'Est entre Sochaux et Nancy est toujours appréhendé, par les forces de l'ordre, comme un événement à hauts risques. Même lorsque l'enjeu sportif, comme samedi, n'a rien de crucial.
Près de 80 fonctionnaires, dont la moitié provenait d'un escadron de mobiles de Strasbourg, avaient été mobilisés pour l'occasion.
Dès 16 h 30, le ton était donné dans les rues du centre-ville de Montbéliard. Avec le tir d'un feu d'artifice en direction d'un policier, rue Cuvier. Le projectile a atterri au pied du fonctionnaire, sans le toucher.
Le lanceur a aussitôt été interpellé. Il s'agit d'un habitant de Kingersheim (68) prénommé Charly, âgé de 21 ans, venu supporter le club lorrain. Il n'aura rien vu du match, sa garde à vue s'étant prolongée toute la nuit. Il n'a été remis en liberté qu'hier, vers 9 h 30. Durant son audition, il a déclaré que le tir était involontaire. Il est cependant convoqué le 28 avril prochain devant le tribunal de Montbéliard pour y répondre de « violence volontaire avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique ».

Un autre supporter de l'ASNL a été privé d'une partie de la rencontre. Il était pourtant parvenu à se glisser au sein de la cage réservée aux visiteurs. Mais grâce aux caméras de surveillance, sur les coups de 20 h, il a été repéré comme faisant partie des personnes interdites de stades dans l'Hexagone. Ceci suite à la décision du tribunal de grande instance de Nîmes, en date du 3 mars 2005. Pour une histoire de « violences sur personne dépositaire de l'autorité publique », cet habitant de Tomblaine, âgé de 20 ans, s'est vu interdire de stade pour cinq ans, soit la durée maximale prévue par la loi. Sa garde à vue a été prolongée et le parquet de Montbéliard devrait décider, ce matin, des suites à apporter à cette affaire. En marge de ces deux événements, deux autres Lorrains ont eu quelques soucis avec la police. Suite à un jet de cannettes en direction des forces de l'ordre, des contrôles poussés ont été menés au sein du groupe d'où avaient fusé les projectiles. C'est ainsi que deux Nancéiens de 22 et 28 ans ont été trouvés avec respectivement deux grammes et un gramme de résine de cannabis. Après avoir été entendus sur place, ils ont pu regagner les travées de Bonal pour assister à la rencontre. La procédure a été transmise au procureur qui statuera sur l'opportunité des poursuites. Même traitement pour un Audincourtois de 23 ans qui a été trouvé porteur d'un couteau papillon (arme classée en 6e catégorie), cinq minutes avant le coup d'envoi, alors qu'il s'apprêtait à pénétrer en tribune nord. L'après match aura été plus calme. Le résultat (1-1) n'étant pas de nature à exacerber outre mesure la rivalité entre deux clubs naviguant dans le ventre mou du championnat.