Marange

" Tout d’abord, comment s’explique votre retour à Bordeaux en juin alors que votre arrivée à l’ASNL n’avait pas été présentée comme un prêt un an plus tôt ?

Un club ne peut pas prêter trois joueurs au même club selon les règlements. Il a donc fallu trouver une formule pour que je puisse quand même venir à Nancy avec Floyd et Cheick l’an passé. Moi, je savais qu’il me restait encore un an de contrat à Bordeaux après la saison dernière.

Mais vous avez failli continuer l’aventure à Nancy cette saison...

J’étais d’accord pour rester et l’ASNL aurait bien aimé me garder mais je n’étais pas une priorité de recrutement pour le club qui avait déjà du monde sous la main à mon poste. Je l’ai très bien compris.

Vous n’avez que 24 ans, peut-être qu’on vous reverra quand même un jour sous le maillot nancéien ?

Peut-être dans le futur, pourquoi pas. En tout cas, je suis rentré à Bordeaux avec un bon souvenir de mon année à Nancy. Je serai content de revenir à Picot mercredi.

Comment s’est déroulé votre retour aux Girondins ?

Très bien, très naturellement, d’autant que j’avais gardé ma maison sur Bordeaux. Au club, il n’y a pas eu de grands bouleversements. À trois ou quatre joueurs près, l’effectif est le même qu’avant mon départ. Le principal changement, c’est l’arrivée de Jean Tigana au poste d’entraîneur.

Quel est son style ?

C’est quelqu’un de rigoureux mais avec qui on peut parler. À l’entraînement, il se met un peu en retrait et c’est Michel Pavon (son adjoint) qui anime les séances.

Pensez-vous jouer demain à Nancy en 16e de finale de la Coupe de la Ligue ?

Je ne sais pas ce que va décider le coach pour cette compétition mais je l’espère et je me tiens prêt. Pour le moment en championnat, j’ai toujours été dans le groupe sauf contre Lyon dimanche mais je n’ai pas encore eu de temps de jeu.

Collectivement, votre début de saison est délicat...

C’est vrai mais la victoire obtenue contre Lyon dimanche (2-0) nous fait du bien. Il faut maintenant confirmer à Nancy. On prend la Coupe de la Ligue très au sérieux comme la Coupe de France qui offrent des qualifications en Europa League. On n’est pas européen cette saison et on veut tout faire pour le redevenir l’an prochain.

Mercredi, vous allez découvrir le synthétique de Marcel-Picot. ça vous inspire quoi ?

Ce lundi matin, on s’est entraîné sur un synthétique qui date d’un an à Bordeaux. Je ne suis pas fan de ce genre de surface qui brûle les pieds. Quand j’ai appris que l’ASNL allait poser un synthétique à Picot, franchement, ça m’a surpris. Car Nancy a un jeu plutôt direct, basé sur beaucoup d’engagement alors que les pelouses synthétiques favorisent les équipes qui jouent plus au ballon.

À domicile, comme en 2009-2010, l’ASNL éprouve de grosses difficultés. Comment l’expliquez-vous ?

On se posait déjà la question la saison dernière, c’est dur à comprendre. Je ne crois pas qu’on puisse parler d’un problème de confiance pour expliquer des frappes qui passent à dix centimètres du poteau au lieu de rentrer dans le but. Samedi soir, j’ai regardé le match contre Brest (0-2) sur Foot + et j’ai trouvé que Nancy méritait beaucoup mieux. "

Source : L'ER