Depuis 2005 et la première finale sur un match sec au POPB, Nancy, premier de la saison régulière en 2007, titré en 2008, est l'équipe la plus régulière de Pro A, comme le montre le classement que nous avons établi pour hiérarchiser les "années Bercy"*.

1) Nancy, 142 points - 2) Le Mans, 115 - 3) ASVEL, 103 - 4) Roanne, 87 - 5) Strasbourg, 63 - 6) Cholet, 51 - 7) Chalon, 45 - 8) Gravelines, 34 - 9) Orléans, 32 - 10) Pau, 29

«Nancy a fait beaucoup de finales (4), même s'il n'y a qu'un seul titre, rappelle Stephen Brun. Depuis 2004, il y a des gros effectifs. Il y a eu une première ère, celle de Kirksay et Julian, puis celle des frères Greer, à chaque fois des gros joueurs qui ont compris la philosophie de Jean-Luc Monschau.»

Le président Christian Fra, successeur de Jean-Jacques Eisenbach, et l'entraîneur Jean-Luc Monschau sont arrivés ensemble en 2004. «Ils sont inséparables, résume Brun. L'an dernier, quand il y a eu le renouvellement du contrat du coach, Fra a dit que ce serait Monschau ou rien, c'est un signe fort. Jean-Luc sait qu'il peut travailler en toute sérénité.»

«Depuis que je suis là (février 2009), il y a bien sûr eu des changements dans les systèmes mais la philosophie reste la même, ajoute-t-il. Jean-Luc aime bien avoir des trois (ailiers) de grande taille qui peuvent poster (jouer dos au panier) pour obliger les équipes à doubler sur eux et libérer des espaces. Il aime aussi beaucoup le pick & roll. Ce jeu plait au public.»

Le public le rend bien : Nancy était en tête des affluences en Pro A ces deux dernières saisons avec un peu plus de 5200 spectateurs par match au Palais des Sports Jean-Weille, sur les hauteurs dans le quartier Gentilly.

«Ce sont des gens fidèles au SLUC, qui viennent de Metz ou même des Vosges, explique Stephen Brun. Ils ont connu les années James Banks (1990-1994), la victoire en Korac (2002). Ils savent aussi qu'il y a toujours de grosses affiches. Mardi, ils étaient 4800 pour la Coupe d'Europe (victoire sur Orléans, 70-66, en Eurochallenge) malgré la neige.»

Le public a régulièrement droit à des joueurs de top niveau, comme le montre la Dream Team des "années Bercy", éléments qui n'hésitent pas à revenir au SLUC comme Linehan, Samnick et Moussa Badiane cette saison. «Et d'autres étaient prêts à revenir, glisse Brun. A la fois parce que Nancy a l'image d'un club famillial, avec un président proche des joueurs, qu'il considère comme ses enfants, ce qui est agréable, et parce qu'il est structuré. Et il faut le dire que Nancy est une ville séduisante. Ca joue dans l'envie de revenir.»

Source : L'Equipe