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Qu’avez-vous pensé des quelques sifflets qui vous ont visé dernièrement à Picot, notamment contre Caen ?

Daniel Niculae : Je n’accorde pas de grande importance à cela. C’est impossible de faire l’unanimité sur une saison complète. Même au Real ou au Barça, il y a des sifflets parfois. Ce que je retiens, c’est que globalement, tout se passe très bien pour moi avec le public depuis mon arrivée. J’ai trop de respect pour les supporters qui nous soutiennent à chaque match à Picot et qui font même des kilomètres pour nous encourager à l’extérieur.

Comment expliquez-vous votre passage plus compliqué depuis quelques semaines maintenant ?

Il y a sûrement un peu d’usure mentale, ce qui rejaillit sur le physique et donc sur le jeu. Je pense que c’est normal. Parce que jouer le maintien depuis le début de la saison engendre beaucoup de souci au quotidien. On joue chaque match comme si c’était le dernier, comme si c’était une finale. Personnellement, il faut aussi tenir compte du passage en 4-3-3.

Seul en pointe, ce n’est visiblement pas ce que vous préférez…

Je ne suis pas un vrai avant-centre. C’est dans un schéma à deux attaquants que je me sens le mieux comme lorsque j’avais été associé à Yohan (Mollo) à Auxerre et qu’on avait gagné 3-1 avec un doublé de ma part. Je ne me suis procuré qu’une seule occasion, à Ajaccio, lors des sept ou huit derniers matches. Mais ça ne me pose aucun problème parce que l’équipe a quasiment assuré son maintien lors de cette période. Le 4-3-3 est le système qui nous a permis de prendre beaucoup de points, c’est bien là l’essentiel. Je m’adapte sans souci.

Quel bilan tirez-vous de la saison jusque-là ?

On a 42 points à quatre journées de la fin, c’est extraordinaire quand on sait d’où l’on vient. Au début de la saison, aucun joueur ne se connaissait mais, grâce au travail à l’entraînement, il s’est créé quelque chose entre nous. Un groupe est né. On sent qu’on est au début d’une aventure qui peut être très belle. Je pense que l’ASNL a les moyens de réussir un parcours très intéressant la saison prochaine.

De quoi vous donner l’envie de rester ?

Pourquoi pas, oui. Le président souhaite conserver la plupart des joueurs et bonifier encore l’équipe avec quelques recrues. Il y a également une super mentalité dans le groupe et un staff de qualité que j’apprécie beaucoup (Ndlr : Daniel Niculae avait déjà travaillé avec Jean Fernandez et David Carré à Auxerre). Je ne suis pas parti de Nancy mais je ne suis que prêté. Pour le moment, je sais juste que je dois rentrer à Monaco où il me reste un an de contrat.

Savez-vous ce que l’AS Monaco compte faire de vous ?

Non, je n’ai aucune nouvelle. Il y a eu beaucoup de changement des derniers temps en Principauté. Je ne connais pas les interlocuteurs d’aujourd’hui. On verra bien comment ça va se passer pour moi avec Monaco.

Quoi qu’il arrive, votre prêt à Nancy aura été une réussite après une saison 2010-2011 quasiment blanche à Monaco à cause d’une blessure…

C’est clair que je ne regrette pas d’être venu ici. J’ai fait le bon choix en signant ce prêt à l’ASNL en août dernier. Tout me plaît à Nancy, sauf le synthétique de Marcel-Picot. Je m’y suis habitué mais je continue de préférer les vrais terrains en herbe.

Sur l’herbe de Bonal lundi, à quel type de match vous attendez-vous ?

On va tomber sur une équipe sochalienne lanterne rouge, dans l’obligation de gagner pour garder ses chances de maintien. Mais on ira là-bas pour également essayer de ramener les trois points. Le groupe est très motivé pour terminer le pus haut possible. Tout le monde nous voyait en Ligue 2 il n’y a pas si longtemps. On savoure de pouvoir disputer ces trois derniers matches sans pression négative. On pourrait être à la place de Sochaux aujourd’hui.