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Et une, et deux et déjà trois recrues ! Dans un marché des transferts qui tarde à s’emballer, Nancy fait finalement partie des clubs les plus actifs. L’info annoncée dans notre édition de la veille s’est confirmée hier après-midi : Thomas Ayasse est devenu le troisième joueur recruté par l’ASNL durant cette intersaison, après le Gambien Abdou Dampha et le Castelroussin Romain Grange.

Pour l’anecdote, Thomas Ayasse est l’homme qui a officiellement envoyé Metz en National, en marquant le but d’une victoire capitale pour son équipe Arles-Avignon face aux Grenats, lors de l’avant-dernière journée du championnat de L2 (1-0). Cela n’avait probablement pas échappé à certains fans nancéiens, qui ne portent pas le FC Metz dans leur cœur…

Le désormais ex-capitaine d’Arles-Avignon, meilleur buteur de son club en 2011-2012, a été présenté hier aux médias par le président Jacques Rousselot, tout heureux d’avoir obtenu sa signature, alors que ses qualités et son statut de joueur libre (il était en fin de contrat avec Arles-Avignon) avaient attiré l’œil de plusieurs écuries de L1. Le milieu de 25 ans a ensuite répondu à nos questions d’un ton très posé, avec l’accent de Toulouse, sa ville natale.

" Thomas, vous étiez courtisé par de nombreux club. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur de Nancy ?

Si vous me le permettez, je tiens d’abord à remercier le président Jacques Rousselot et le coach Jean Fernandez pour leur confiance. J’ai tout de suite senti que l’ASNL avait une vraie volonté de me compter dans son effectif. C’est important pour un joueur. J’ai aussi visité les installations, c’est top. Ensuite, il y a l’image du club. Je sais qu’il y aura tout ici pour que je puisse continuer ma progression. Je pense que Nancy, c’est le club parfait pour moi aujourd’hui.

À quel poste vous sentez-vous le mieux ?

J’ai été formé en tant que milieu de terrain, défensif ou relayeur. Mais je suis au service du collectif, j’ai toujours raisonné comme ça. La saison dernière, j’ai été utilisé à plusieurs reprises au poste de latéral droit, ça ne me pose aucun problème.

Votre profil plutôt défensif ne vous a pas empêché d’inscrire neuf buts au cours du dernier championnat de L2. Comment l’expliquez-vous ?

J’aime aller de l’avant et tenter ma chance de loin, si l’occasion se présente. Lors des matches retour, j’ai également profité de notre passage à une défense à cinq. Au milieu, je me suis retrouvé avec plus de libertés offensives et ça m’a souri.

Connaissez-vous des joueurs de l’effectif nancéien ?

Personnellement, non. Je ne les connais que de réputation, même si j’ai déjà rencontré Romain Grange, qui vient de Châteauroux, je suis d’ailleurs très content de devenir son coéquipier. J’ai aussi joué avec le grand frère de Djamel Bakar, à Toulouse. On a gagné la Gambardella ensemble sous le maillot du TéFéCé.

Pourquoi n’avez-vous pas réussi à vous imposer en pro à Toulouse ?

C’est à Elie Baup qu’il faut le demander, c’était lui l’entraîneur de l’équipe professionnelle. À l’époque, il faut se rappeler que Toulouse venait de finir troisième de L1, ce n’était pas facile de se faire une place. Et puis, je pense que le club misait à mon poste sur Étienne Capoue ou Moussa Sissoko, qui sont un peu plus jeunes que moi. J’ai dû partir pour réussir et, finalement, c’est un parcours qui m’a permis d’avoir une progression linéaire.

À Arles-Avignon, vous avez terminé capitaine malgré votre jeune âge…

C’est vrai que l’entraîneur Thierry Laurey m’a choisi alors qu’il y avait des joueurs plus expérimentés dans l’équipe. J’ai essayé de lui rendre cette confiance au maximum. Je suis quelqu’un qui aime bien parler, encourager. Pour obtenir de bons résultats, l’ambiance dans le groupe est essentielle. Je sais qu’il y a un vestiaire sain à Nancy.

Étant originaire de Toulouse, avez-vous joué au rugby à un moment donné ?

Non, je n’ai pas pratiqué, mais j’ai toujours apprécié ce sport, surtout pour les valeurs qu’il véhicule. Il y a de la solidarité, de l’engagement et de la convivialité. Ça me correspond assez bien au niveau de l’état d’esprit. "

 

Romain JACQUOT, L'Est Républicain

Thomas Ayasse en bref

Né le 17 février 1987 à Toulouse.

Marié, papa d’un petit garçon de onze mois.

Milieu de terrain ou latéral droit.

Formé au TéFéCé. Vainqueur de la Coupe Gambardella 2005 avec Toulouse.

Une saison à Reims en 2007-2008 (30 matches de L2).

Une saison à Cannes en 2008-2009 (35 matches, 3 buts en National).

Trois saisons à Arles- Avignon de 2009 à 2012 (72 matches et 11 buts en L2, 23 matches en L1).

Son numéro à l’ASNL la saison prochaine : le 27.