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Les Nancéiens n’avaient que leurs yeux pour pleurer, hier soir en quittant le stade Bonal. «  Si je suis inquiet ? Bien sûr, et j’espère qu’une grande partie du groupe l’est aussi », glissait Pablo Correa avec la mine des mauvais jours. La défaite concédée à Sochaux (1-0), à l’issue d’un match que l’ASNL aura largement dominé en se procurant les meilleures occasions, fait plus que jamais planer le spectre d’une relégation. Après un but rapide de Butin (11e), le FCSM a courbé l’échine, profitant notamment d’un penalty manqué par Traoré (69e). Nancy resté donc scotché à sa 17e, à la portée de Caen, qui se déplace à Nice dimanche.

Malgré quelques passages délicats, le FC Sochaux sort lui grandi et soulagé de sa soirée. Hier soir, seul Lorient, qui a souffert mille maux pour se débarrasser de Lens (3-2), se dressait entre le FCSM et la 6e place, potentiellement qualificative pour l’Europa League.
Préféré à Ideye, habituel titulaire, Butin justifiait la confiance que lui accordait Francis Gillot dès la 11e minute, lorsque l’attaquant sochalien, lancé par Sauget, s’en allait battre Grégorini d’un tir croisé (1-0). Piqué au vif, l’ASNL posait son emprise sur le match, multipliant les situations dangereuses et acculant souvent son adversaire dans sa moitié de terrain. Mais ni Hadji (19e, 32e), ni Diakité (22e, 45e), ni Cuvillier (23e) n’étaient efficaces dans le dernier geste. Prompt à gicler vers l’avant, le FCSM procédait lui par contres.
Nancy maudit ? La seconde mi-temps le confirmait, avec une accumulation incroyable d’occasions stérile...
En effaçant Richert d’un dribble, Cuvillier s’ouvrait le chemin d’un but tout fait, mais son pied vrillait au moment fatal (53e). Dans la foulée, l’ASNL obtenait un penalty pour une faute de main de Sauget, mais le gardien sochalien jaillissait du con côté pour repousser le tir trop fébrile de Traoré (56e). Sur le corner qui suivant, André Luiz manquait le cadre d’un rien (57e). Et sur un service de Nguemo, Hadji pensait égaliser, enfin, mais un réflexe hors-norme de Richert préservait le score en l’état (70e).
Le stade Bonal ne vibra que sur une soudaine reprise de volée de Boudebouz, repoussée par Gregorini (69e). Le coup-franc de la dernière chance de Vahirua boxé par Richert ne donnait rien (90e+2). Tout un symbole.