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« C’était surréaliste » raconte le gardien des Lions Indomptables, « Étant donné que je suis assis juste en face du couloir qui mène à la porte du vestiaire, j’ai été l’un des premiers à voir ces gars entrer, j’ai même pris un coup au visage, heureusement pas très grave parce que j’ai pu l’éviter ». Mais Ndy Assembé, comme tous ses coéquipiers, était évidemment encore sous le choc samedi matin à la sortie du décrassage qui s’est déroulé dans un calme absolu. Certains, traumatisés, avaient fini la soirée de vendredi les larmes aux yeux. Joël Sami, l’un des joueurs qui a aidé les membres de la sécurité à repousser les intrus avec André Luiz, Sébastien Puygrenier et Damien Grégorini, n’arrivait toujours pas hier à digérer ces incidents historiques : « Je peux comprendre que les gens soient déçus par les résultats mais ceux qui sont venus dans le vestiaire avec autant de haine ne sont pas des vrais supporters contrairement à ce qu’ils prétendent. On est tombé sur des excités. À chaud, on a eu peur parce qu’on ne sait jamais jusqu’où des gens comme eux peuvent aller. Il y avait des couteaux sur la table pour couper les fruits qu’on mange dans le vestiaire. Si quelqu’un avait pris ces couteaux… Il faut que tout le monde sache que nous, les joueurs, nous sommes les premiers touchés par la situation. On est à l’ASNL, c’est notre club, c’est notre vie. Je peux vous garantir qu’on va tout faire, jusqu’au bout, pour s’en sortir. Et si on y parvient, que les gars entrés dans le vestiaire ne croient surtout pas que c’est grâce à eux ! »

Une référence à la saison dernière. En février, après une défaite à Evian, une dizaine de supporters étaient en effet montés en Forêt de Haye pour pénétrer déjà dans le vestiaire et balancé un pétard. Ils n’avaient pas manqué de souligner ensuite que les résultats s’étaient nettement améliorés après leur coup de colère. La vérité, évidemment, c’est que n’est pas ça qui fait gagner des matches mais, si ce nouveau week-end de tension populaire pouvait coïncider avec une victoire samedi prochain à Troyes, tout le monde serait content…

Source : L'ER